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Tome troisième.
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peu disposé à souffrir qu’on lui manquât? Aureste, bien des personnes se persuadèrent que,malgré ce silence apparent, ce monarque s’é-tait plaint à Londres ; qu’il avait demandéqu’Elliot fût rappelé; et que ce fut en consé-quence de sa demande que le successeur defeu le chevalier Mitchel fut, quelque tempsaprès, envoyé à Copenhague .

M. Elliot était devenu éperdument amou-reux de mademoiselle de Rrauth, et l’avaitépousée qu’elle n’avait pas seize ans, lui-mêmen’en ayant pas beaucoup plus de trente. Cettejeune demoiselle, fille unique de madame deWerels, était sans contredit la plus belle per-sonne de ce pays-là. Heureux par sa femme,il ne fut d’abord occupé que du soin de la rendreégalement heureuse, et il eut recours pourcela à tous les moyens que sa fortune et ses ré-flexions lui fournirent. Il lui procurait tous lesagréments qu’il pouvait imaginer; il choisissaitet variait ses sociétés, et s’efforcait en mêmetemps d’ajouter à son instruction’, et de luifaire acquérir des talents agréables. Mais deuxfatalités concoururent à rendre cette unionmalheureuse. D’une part, cette dame, assezbornée, capricieuse et légère, s’ennuya des le-