30 2 MINISTRES ETRANGERS
çons et des remontrances ; de l’autre, son marila compromit par la publicité qu’il donna àune scène de jalousie d’autant plus injurieuse,qu’alors rien ne la justifiait; et il en résulta quemadame Elliot résolut de se séparer de lui.Cependant, comme elle était grosse , et qu’elleaccoucha vers l’époque où il devait se rendreen Danemarck, elle dissimula.
Quant à lui, dans l’ignorance entière desdispositions de sa femme, il ne s’occupa qu’àlui préparer à Copenhague une habitation quipût lui plaire : mais , lorsqu’il lui annonça quel'époque de leur réunion approchait et pou-vait se fixer, elle ne lui parla que de délais in-déterminés , et motivés par des raisons de santéet autres prétextes très peu plausibles, sur les-quels un bon diplomate ne pouvait se tromper.Toutes ces circonstances, de nature à donnerdes soupçons à M. Elliot, l’engagèrent à or-donner le départ, et à en marquer le jour,lettre à laquelle la belle dame répondit en dé-clarant qu’elle ne s’expatrierait jamais.
Cette réponse fière et pleine d’amertumeétait longue et méditée ; et M. Elliot sachantbien que sa femme n’-était pas capable d’en ré-diger une où il y eût autant d’ordre, de suite