PUBLIQUE. U)I
qu’un examen réfléchi n’aura jamais <le peineà détruire. Me dira-t-on qu’il faut savoir sapropre langue , et qu’il est honteux de l’i-gnorer? Certainement, et je n’ai vu personnequi osât le nier : mais il s'agit ici de déciderdu moyen le plus sûr et le plus prompt deparvenir à cette connaissance indispensable.Or , dira-t-on que pour cela il faut débuterpar étudier sa propre langue? Cette secondeproposition n’est pas aussi certaine que lapremière : elle serait vraie , si vous ne deviezchercher à bien parler que votre langue ; carpourquoi en ce cas prendrait - on des dé-tours ? Mais si vous avez plusieurs langues àétudier également bien , il devient nécessaired’examiner, non pas quelle est celle que vousavez plus besoin de savoir , mais quelle estcelle par où il est plus à propos de commen-cer. Si vous commencez par votre proprelangue, vous risquez de n’avoir que des pré-jugés de localité, et surtout de ne jamais biensavoir que cette langue : si vous commencezpar une langue plus cultivée et plus riche enmodèles dans tous les genres, vous vous for-mez le goût; votre esprit acquiert des connais-sances précieuses, auxquelles vous ne parvien-