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INSTRUCTIOJY
driez peut-être jamais par une autre voie. L’é-tude d’une langue étrangère vous force d’ailleursà mieux saisir tous les principes de la sciencegrammaticale et toutes les règles de l’art de laparole : cette connaissance plus approfondieet mieux éclairée facilite infiniment l’étude desautres langues et surtout de la sienne propre,étude qu’elle abrège, et dont elle assure le succès.Il y a, dit-on, des hommes qui ont appris beau-coup de langues , qui n’en ont bien su aucune ,et qui jamais n’ont été capables d’écrire avecélégance ou pureté. Cela doit être , lorsqu’ons’applique à la nomenclature des langues plu-tôt qu’à leur génie , à la routine plutôt qu’à laphilosophie du langage , ou bien lorsqu’on abeaucoup plus à se louer de sa mémoire quede son jugement. Or, en commençant parfaire étudier la langue maternelle à des jeunesgens, on les dispense d’approfondir les idées,on accoutume leur esprit à la paresse, et on leurdonne plus de mots que d’idées.... Mais onfacilite aux jeunes gens l’étude de la science,en parlant de choses déjà connues.... On nenous parle que des moyens d’épargner le tra-vail à la jeunesse, tandis qu’il ne s’agit quede lui faire comprendre que le travail est
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