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Tome cinquième.
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22/j AMIS «E FRÉDÉRIC:

«raisonner.—Sire, je supplie votre majesté de» ne pas me presser de parler : j’écoute, je m’in-«struis, et je n’ai rien à dire.—Ah, monsieur,«mauvaise défaite! Il n’est pas possible que» vous n’ayez rien à dire sur ces matières ; mais» vous ne nous croyez pas dignes de vous en-» tendre.—Ce que je dirais, sire, serait peut-«être déplacé, et pourrait déplaire. — Pour le«coup , monsieur, voilà une grande injustice,» et il faut vous en convaincre : ainsi, dites-» nous ce que vous pensez de tout ce que vous«venez d’entendre.—Sire, l’ordonnez-vous? —» Tous savez bien qu’ici je n’ordonne rien ; mais«je vous en prie.—Eh bien, sire, il est vrai» que, par tout ce que vous avez allégué contre«la religion, vous m’avez tous prouvé que ce» sont des matières que vous ne connaissez que» superficiellement : vous avez travesti plusieurs«faits, et il n’y a pas un de vos raisonnements» qui n’ait été péremptoirement réfuté mille fois>, pour une. » Jordan reprit tout ce qu’on avaitdit, et démontra qu’on n’en pouvait rien con-clure , ou que l’on ne s’était appuyé que sur desbases fragiles et insuffisantes ; ensuite il ajouta :«Vous n’avez donc rien établi contre la religion,«tout en prouvant beaucoup contre vous-mê-