LE CONSEILLER JORDAN. 200
ménité de ses mœurs, et l’excellence de soncaractère.
Après la mort du conseiller son oncle, on fitune vente de son mobilier, dont le principalobjet était la bibliothèque : elle était asseznombreuse et très bien choisie. Au frontispicede chaque volume se trouvait une feuille enblanc, portant ces deux mots , qui peignentsi bien son âme : Jordani et amicorum. Lahaute estime que le public a eue pour lui aété cause que personne, entre les acquéreurs,n’a voulu ôter cette sorte de cartouche , et quesi ces livres reparaissent dans de nouvelles ven-tes , elle devient un titre de plus pour y met-tre l’enchère.