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Tome cinquième.
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238 A.MIS ni; FRJÎUÉRIC:

lorsque celui-ci, ayant appris son retour à Ber-lin , en 1733, voulut le voir, et contracta aveclui cette amitié qui fait tant d’honneur à tousdeux. Jordan forma donc le premier anneau dela chaîne qui a si étroitement uni les noms deVoltaire et de Frédéric. Bientôt une correspon-dance suivie s’établit entre ces deux grandshommes; et bientôt, madame du Châtelet etMaupertuis entrèrent également en relationavec Frédéric. Cirey devint l’endroit du mondequ’il envia le plus : sciences, littérature, phi-losophie, compliments, esprit et amitié , toutpassait en prose et en vers, de Cirey à Rheins-berg , et de Rheinsberg à Cirey.

Maupertuis fut le premier qui sut ou vouluttirer un profit réel de cette correspondance,qu’il cultiva séparément, et qui le conduisit à.la présidence de l’académie de Berlin : madamedu Châtelet et Voltaire , qui n’éprouvaient pasles mêmes besoins, et qui se suffisaient l’unà l’autre, ne songèrent qu’à s’en réserver lafleur. Mais après s’être tant écrit, tant admiréde loin, il devenait impossible que l’on ne cher-chât pas à se voir. On devait éprouver le désirle plus vif de se connaître, et il était naturelqu’on l’exprimât avec plus de vivacité encore.