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Tome cinquième.
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A.MIS DE FRÉDÉRIC :

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épreuve. La réflexion, d’ailleurs, suffit pourmodérer la chaleur des premières impressionspour désenchanter sur les illusions les plusfortes , nous faire douter de ce qui nous avaitparu le plus certain, et nous porter, d’unepart, à mieux calculer ou sentir nos intérêts,de l’autre, à nous défier davantage de nous-mêmes et des autres. Enfin, entraînés à de nou-veaux objets, par de nouveaux sentiments,nous arrivons insensiblement à contractermême de nouvelles inclinations : d’où il ré-sulte, qu’en 1760, nos deux amis n’étaientplus, l’un pour l’autre, ce qu’ils avaientété, et il ne leur était pas permis de l’igno-rer.

Après les deux premières guerres de Frédé-ric, l’Europe entière, et la France surtout, re-tentissaient des clameurs que le dépit, lacrainte ou la jalousie élevaient contre lui :partout l’ignorance , la prévention ou la mau-vaise foi répétaient à l’unanimité les accusa-tions les plus graves. Il était, disait-on, l’en-nemi de tous, et n’était l’ami de personne. Dis-ciple de Machiavel , et plus rusé que son maî-tre, il avait abandonné ses alliés et trahi laFrance : il se jouait également des principes