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Tome cinquième.
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VOLTA-iaK.

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tic la morale, de ceux de la politique et de lanature : il feignait les plus beaux sentiments ,sans en éprouver aucun, et n’avait tant de gé-nie et de talents que pour en abuser; enfin,les philosophes eux-mêmes, qu’il était si atten-tif à caresser , n’étaient pour lui que des trom-pettes auxquelles il confiait le soin de publiersa gloire et de le venger de ses ennemis. Vol-taire avait pu d’abord repousser tous ces pro-pos injurieux, mais ils se reproduisaient tousles jours et partout : ne devaient-ils pas à la finfaire quelque impression sur lui-même. Lacour de France en favorisait sous main les pro-pagateurs , et Voltaire n’était-il pas influencépar cette autorité, pour laquelle il a eu plusde déférence que bien d’autres? Ne lui était-il pas arrivé de penser et même de parlercomme le public, ou du moins s’était-il tou-jours abstenu de mêler aux plus graves repro-ches la plaisanterie et les bons mots, pluscruels parfois que les déclamations ? Or , est-il vraisemblable que Frédéric n’ait appris au-cune des gaietés de cette espèce? Qu’on se rap-pelle l’araignée du général Buddenbrock ! Sidonc Frédéric savait les propos, ou quelquesuns des propos attribués à Voltaire , que

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