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Tome cinquième.
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VOLTAIR K. ' :î45

d’admiration et d’enthousiasme, jusqu’à baiserla main de Voltaire . En ce cas, tant pis pourcelui-ci ; car on peut bien croire qu’un roi sifier et si délicat sur les convenances ne se serapoint pardonné ce moment d’oubli ; il en aurarougi , et dès lors malheur à l’idole ! A la place .de Voltaire, je me serais dès lors regardécomme perdu , et n’aurais songé qu’à me re-tirer.

Au reste, les premières causes qui ont amenédes mécontentements entre eux ont été desarticles tenant à l’économie. On sait que Vol-taire y regardait de près alors, et que Frédéricy a regardé de près toute sa vie. Le premiers’était fait, et a suivi à cet égard un plan donton chercherait vainement un autre exemple.Né avec une fortune aisée, et qui s’est en-core accrue par un héritage, il a travaillédès sa jeunesse, et pendant cinquante ans, àl’augmenter. De vingt mille livres de rentes, ilest parvenu à en avoir plus de cent mille; etc’est alors, dans un âge avancé, qu’il n’a plusvoulu vivre qu’avec noblesse et grandeur ;mais il n’avait pas atteint ce but, et par con-séquent il suivait encore la première partie deson plan quand il vint à Berlin . Dans l’accord