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Tome cinquième.
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VOLTAIRE.

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vouloir, et soit pour éclaircir ce doute, soit partout autre motif, il se plaignit de ces vilenies.

« Ce que vous me dites, répondit le roi, me«fait une peine infinie. Un homme comme«vous, traité chez moi de cette manière, tan-» dis que l’on connaît mon amitié pour vous !

» En vérité, cela est affreux ! Mais voilà les«hommes : ce sont tous des canailles! Cepen-» dant vous avez très bien fait de m’en parler ;«soyez assuré que je donnerai des ordres si» positifs, qu’on se corrigera. » Quels que fus-sent ies ordres que Frédéric donna, on ne secorrigea point, et Voltaire , plus indigné qu’au-paravant, ne manqua pas de renouveler ses

ries dont il s’agit, on est forcé de devenir difficile sur lesassertions qui les révoquent en doute. Si donc le faitque l’explication du vieux comte de Nesselrode révèleétait exact, comment n’eût-il été dit par personne durantles vingt ans que mon père resta en Prusse , et surtoutà l’époque où il arriva à Berlin , et où les alentours deFrédéric, la cour et la ville, ne parlaient en.quelquesorte que des détails et des anecdotes du séjour de Vol-taire à Potsdam ?

C’est une terrible autorité que celle d’un homme qui,au-dessus de toutes les considérations humaines, na ja-mais dit ou écrit un mot qu’il ne l’ait cru également juste-et vrai ! B 01 ’ Tuiéiuult.