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que l’abondance vraiment intarissable des sail-lies.
Souvent les matinées de M. de Voltaire étaientremplies par d’autres soins : les frères et sœursdu roi apprenaient ses belles tragédies. Dès sonsecond voyage, on s’était occupé de ce genred’étude: c’est ainsi qu’à l’une ou à l’autre deces deux époques on passa en revue, unique-ment pour soi, et sans autres spectateurs queles affidés, OEdipe, Marianne, Zaïre , le Ducde Foix, Adélaïde du Gués clin, Alzire,. Mé-tope, Sémiramis, O res te, et surtout la Mortde César, Brutus, Mahomet, et Catilina . Il n’yavait rien, dit-on , de plus anime' que les répé-titions de ces pièces. Voltaire , qui était seul etpour tous le maître et professeur de déclama-tion , était toujours en action et hors d’haleine ;il faisait tous les rôles à la fois; il criait et gron-dait quelquefois toute la troupe royale, et loinde s’en fâcher on riait de sa colère. Dans unecirconstance où il commençait à en vouloir àBaculard d’Arnaud, il lui donna le rôle d’ungarde qui n’avait que quatre ou cinq vers à diredans toute la pièce (c’était, je crois, dans Ma-rianne). D’Arnaud, peu flatté d’avoir un rôleaussi insignifiant, débita ces vers avec froideur