VOLTAIRE.
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et insouciance, et Voltaire indigné lui en lit unreproche amer, « Ce rôle-ià ne mérite rien de» plus, répliqua d’Arnaud : pour deux mots» aussi peu marquants, quelle déclamation ne» serait pas ridicule? — Et ce rôle, reprit Vol-» taire, est encore au-dessus de vos talents.
» Vous ne savez pas même dire ces deux mots» comme il convient. » Et là-dessus il se met àlui prouver que c’est sur ces deux mots queporte tout le nœud de la pièce, et qu’enfinc’est le rôle le plus important. Cette petite que-relle, et cent autres semblables, amusaient ceuxqui en étaient les témoins ; aussi peut-on direqu’il y a eu peu d’époques qui aient fourni àla famille royale de Prusse plus de souvenirsagréables et de plaisirs à rappeler. Du reste, leprince Henri est celui à qui cette école a leplus profité ; il devint le premier acteur de lafamille, et a conservé toute sa vie un goût trèsdécidé pour le théâtre.
Pendant le même temps on faisait des vers:Voltaire , le roi et d’Arnaud s’en occupaienttrès sérieusement. Mais peut-on parler depoésie sans parler d’amour? Lors du secondvoyage de Voltaire auprès du roi de Prusse,la princesse Ulrique ( d’autres disent la prin-