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Tome cinquième.
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AMIS 1)E F K li l) É li 1 G :

cesse Amélie) lui avait demandé un jour de luifaire une déclaration "d’amour où le mot amourne se trouvât pas. et le poète galant lui débitasur-le-champ, et comme par inspiration, cesvers si connus :

Souvent un air de vérité

Se mêle au plus grossier mensonge....

Mais ces jolis vers eurent du malheur à plu-sieurs égards. D’abord Frédéric trouva fortmauvais qu’on fît, sous quelque forme que cepût être, une sorte de déclaration à l’une de sessœurs, et il ne crut pas devoir le souffrir, mêmede la part de Voltaire . Ainsi, il répondit an ma-drigal par une prétendue épigramme, où il mitplus de fiel que de talent -, vers détestables, oùil dit que l’on peut concevoir qu’un chienveuille prendre la lune aux dents, mais qu’unfaquin de Français veuille parler d’amour à unegrande princesse , c’est une extravagance quipasse toute permission '. En second lieu, ondécouvrit que le madrigal fait pour la prin-cesse était une imitation d’un madrigal italien

1 On trouve cette épigramme refaite dans les Œuvres«le Piron. •