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Tome cinquième.
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2ÔO AMIS DE FRÉDÉRIC:

«même. Si vous le couvrez d’opprobres, j’en» recevrai nécessairement des éclaboussures ; si» je le souffre, je donne un vrai scandale : on» m’en blâmera, et la noblesse de ce pays y» trouvera pour elle une autre mortification«qu’elle m’imputera. Pesez bien, je vous en«prie, toutes ces circonstances, et voyez ce«que je dois solliciter de votre amitié, et ce« que vous devez accorder à la mienne. Je sais» combien il peut en coûter à un auteur de sa-» crifier un de ses ouvrages, surtout quand«l’idée en est heureuse, et que les détails en«sont aussi agréables qu’ingénieux, mais à qui«un sacrifice semblable devrait-il moins coû-» ter qu’à vous ? Ce qui, en ce genre, serait ir-» réparable pour tout autre, n’est rien pour»M. de Voltaire , l’homme du monde qui a le«génie le plus fécond et le plus beau. Vous êtes«si riche en idées et en talents ! Votre gloire» est établie sur tant d’autres productions plus« importantes! Et que vous faudra-t-il de plus«que la volonté, pour, en créer encore qui«soient toujours aussi dignes de vous! Ne dou-» tez pas néanmoins qu’en me sacrifiant le ro-«man allégorique dont il s’agit vous ne me« donniez une des preuves d’amitié qui, vu tant