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Tome cinquième.
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AMIS DE FRÉDÉRIC:

dait pour savoir si on lui donnerait une réponse,l’écoutait pâle et tremblant, ne pouvant que luirépéter sans cesse : Monsieur! monsieur! A lafin, ce page, âgé d’environ quinze à seize ans,s’approche de lui, tout hors de soi, et lui ditdu ton de l’effroi et du désespoir : « Monsieur !» rappelez-vous donc et songez qu’il est roi, que«vous êtes chez lui, et que moi, qui vous en-» tends, je suis à son service ! » Ces mots frap-pent Voltaire : à l’instant, il prend le page parle bras, et lui crie : « Eh bien, monsieur, c’est» vous que je prends pour juge entre lui et moi.» Cherchez, et dites-moi quel est le tort que j’ai«envers lui? Je n’en ai qu’un seul, mais il est» irréparable ; un seul, celui de lui avoir appris» à faire les vers mieux que moi! Allez, et por-» tez-lui cette réponse. » Le page remonta chezle roi, qui n’était guère plus tranquille, et qui,en attendant son retour, se promenait d’impa-tience dans son cabinet. « Avez-vous remis mon« billet ? » dit-il au page dès qu’il l’aperçut. « Oui,» sire. — L’avez-vous remis à M. de Voltaire lui-«même? — Oui, sire.— L’a-t-il lu devant vous?» — Oui, sire. — Qu’en a-t-il fait après l’avoir»lu, et qu’a-t-il dit? » Ici le page reste immo-bile et muet. « Je vous demande ce que M. de Vol-