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Tome cinquième.
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VOLT&IRF-

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à voir le roi; sa présence semble tout effaceret tout réparer : familiarité, gaieté, tout renaît ;Maupertuis même est abandonné à sa ven-geance, et enfin il sort de Potsdam , avec lapermission d’aller aux eaux de Plombières,sous la condition cependant de revenir ensuiteà Berlin . Il se bâta dès lors de faire ses prépa-ratifs, et expédia, par rouliers,une partie deses effets. Prêt à partir, il se rendit à Potsdam pour prendre congé de sa majesté. Le roiétait à la parade lorsqu’on lui dit : « Sire, voilà» M. de Voltaire qui vient recevoir les ordres» de votre majesté. » Le roi se tourna de soncôté en lui disant : « Eh bien , M. de Voltaire,«vous voulez donc absolument partir?—Sire,«des affaires indispensables , et surtout ma» santé, m’y obligent. —Monsieur , je vous sou-» haite un bon voyage. » Le dialogue ne fut pasplus long; Voltaire se retira, et il fut évidentqu’ils ne devaient jamais se revoir, et que leurdernière entrevue, si cordiale et si gaie, n’avaitété qu’une scène parfaitement bien jouée.

Ici se présentent plusieurs faits remarquables.Je vais d’abord suivre Voltaire jusque sur lesbords du Rhin, ensuite je reviendrai à Potsdam .

Voltaire s’arrêta quelques jours à Leipsick