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Tome cinquième.
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VOLTAIRE.

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qu’on lui observa que s’il répugnait à prêter leserment lui-même, on le déférerait au juif ,

« Quoi ! reprit-il, vous voulez que je m’en rap-» porte à ce misérable qui a crucifié Notre-Sei-» gneur? » On a cité dans le temps plusieurs re-parties semblables, qui prouvent que Voltaire ,sous l’air d’une feinte colère, se faisait un plaisirsecret d’embarrasser les juges, et néanmoins nevoulait se départir en rien de ses droits. Lejuif cependant accéda à des conditions qui dé-montrèrent que la pierre fausse venait de lui.

Maupertuis prétendit avoir fait une décou-verte, la loi du minimum. M. Koènig, savant,et bibliothécaire à Hanovre , produisit la copied’une lettre de Leibnitz , où la même décou-verte était annoncée. Koènig ne put pas re-présenter la pièce originale, qu’il n’avait jamaiseue; mais l’authenticité de sa copie était tellequ’il semblait impossible qu’elle pût être con-testée. Cependant le crédit de Maupertuis lefit condamner par l’académie de Berlin, commefabricateur ou fauteur de pièces fausses, et ilfut rayé de la liste des académiciens. Voltaire ,qui était brouillé avec Maupertuis, et qui avaitconnu Koènig à Cirey, ne resta pas simplespectateur de cette querelle; il défendit la cause