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Tome cinquième.
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VOLTAJliE.

pièces de vingt-quatre sous que je lui avaisdestinées.

Lorsque j’eus ainsi préparé tout ce qui putl’étre en secret, j’allai chez mes confrères lesacadémiciens catholiques : je leur fis part desintentions du roi et des ordres que j’avais reçus.Ils crurent que notre rôle, à eux et à moi, avaitété tracé par Frédéric et d’Alembert eux-mêmes,et consentirent volontiers à figurer dans cettecérémonie.

Jour et heure pris, nous allâmes chez le pèreHenri, curé catholique de Berlin . « Nous ve-»nons., lui dit Borrelly en riant, vous prier,» monsieur le curé , de délivrer, de notre part,«une âme du purgatoire.—Et qui donc, mes-» sieurs?—Une âme qui en vaut beaucoup d’au-»tres, celle de M. de Voltaire. — Bien volon-» tiers, messieurs , si je le puis.—Il n’y faut rien» épargner, monsieur le curé, ni chant, ni clo-» ches, ni jeu d’orgues, ni luminaire, ni tout» ce qui peut alléger ou éteindre les feux qui«le brûlent.—Mais, messieurs, vous êtes tous» de trop braves gens pour vouloir me com-» promettre : on a dit que le çlergé de France » lui avait refusé la sépulture. » Ce fut alors queje pris la parole, et que je lui mis sous les yeux