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Tome douzieme.
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168
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168 le Temple du Goût.

Et rit des traits manqués du pinceau faible 8c durDont il défigura le vainqueur de Namur ;

Lui-même il les efface, 8c semble encor nous dire :Ou sachez vous connaître, ou gardez-vous d’écrire.

Despréaux , par un ordre exprès du Dieu du Goût,se réconciliait avec Quinault , qui est le poète desgrâces , comme Despréaux est le poète de la raison.

Mais le sévère satiriqueEmbrassait encore , en grondant,

Cet aimable 8c tendre lyrique,

Qui lui pardonnait en riant.

Je ne me réconcilie point avec vous , disaitDespréaux , que vous ne conveniez qu’il y a biendes fadeurs dans ces opéra si agréables. Cela peutbien être , dit Quinault ; mais avouez auffi que vousn’euísiez jamais fait Atys ni Armide,

Dans vos scrupuleuses beautés,

Soyez vrai, précis, raisonnable :

Que vos écrits soient respectés ;

Mais permettez-moi d’étre aimable.

Après avoir salué Despréaux , 8c embrassé tendre-ment Quinault , je vis l’inimitable Molière , 8c j’osailui dire :

Le sage , le discret TérenceEst le premier des traducteurs :

Jamais dans fa froide éléganceDes Romains il n’a peint les mœurs :

Tu fus le peintre de la France.