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par quelque nouvelle allégorie contre le genre humainqu'11 hait par représailles. II s’écriait en rougissant :Adoucissez cette rigueur extrême,
Je viens chercher Marot mon compagnon :
J eus comme lui quelque peu de guignon.
Le Dieu qui rime est le seul Dieu qui m ainte :Connaissez-moi , je suis toujours le même.
Voici des vers contre l’abbé Bignon ; (*)
J ai tout frondé, Vienne , Paris , Versailles;
J ai rétraclé l'éioge de Noailles. (**)
Du dieuPluton lisez le jugement, j*** j
(*) II faut apprendre au lecteur qu’il a dans îes oeuvres deRousseau une mauvaise épigramme contre M. l’abbé Bignon , qui estregardé dans l’Europe, depuis quarante ans, comme le protecteur le pluszélé des lettres. Rousseau a tâche , dans cette épigramme, de tourner enridicule une vertu îi respectable ; L voici comme il défiait ce sage prélatbibliothécaire du roi :
C’est celui qui sous ApollonPrend foin des haras du Parnasse,
Et qui fait provigner la raceDes bidets du sacre vallon.
(**) H avait autrefois fait des vers pour M. le duc de Noailles , ostil avait dit :
Oh, qu’il chanfonue bien !
Scrait-ce point Apollon Delphien?
Venez, voyez : tant a beau le corsage, Scc.
Mais dans le même temps , ayant écrit une lettre contre M. le due deNoailles qui songeait à lui faire avoir un emploi , ce seigneur lui retirasa protection, Rousseau étant banni de France , fit depuis une piècequ’il intitula : la Palinodie , ouvrage généralement méprisé.
( * v *) Le jugement de Pluton , allégorie de Roujfeau , dans laquelle ilfc répand en invectives contre le parlement, qui ne l’avait pourtantcondamné qu’au bannissement. Cette pièce estd’un style dur 8: rebutant,H y a encore je ne fais quelle épigramme de lui fur cet auguste corps,Si de Noé Pu n des enfans mauditDe son seigneur perdit la sauve.garde ,
Ce ne fut point pour avoir, comme on dit,
Surpris son père en posture gaillarde :
Mais c’est qu’ayant fait cacher fa guimbardeAu fond de I arche , en guise de relais ,
II en tira cette espèce bâtarde,
Qu’on nomme gens de robe 8c de palais.