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Tome douzieme.
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i9° Variantes

(q) Edition de 1733 :

C’est ce Dieu qu'implore 8c révèreToute la troupe des acteursQui représentent sur la terre,

Et ceux qui viennent dans la chaireEndormir leurs chers auditeurs,

Et ceux qui livrent les auteursAux sifflets bruyans du parterre.

C'est là que je vous vis, aimable le Couvreur,

Vous , fille de 1 amour, fille de Melpomène,

Vous dont le souvenir règne encor sur la scène ,

Et dans tons les esprits , 8c surtout dans mon cœur.

Ah ! qu’en vous revoyant une volupté pure ,

Un bonheur fans mélange enivra tous mes sens !

Qu à vos pieds, en ces lieux, je fis fumer d’encens !

Car il faut le redire à la race future ,

Si les saintes fureurs d’un préjugé cruelVous ont pu dans Paris priver de sépulture ,

Dans le Temple du Goût vous avez un autel.

Mes deux guides disaient qu’ils ne pouvaient en cons-cience donner à une actrice le même encens que moi ;mais ils avaient trop de justice pour me désapprouver.

(r) On y examine si les arts se plaisent mieux dansune monarchie que dans une république ; si l’on peut sepalier aujourd’hui du secours des anciens ; si les livresne font point trop multipliés ; si la comédie Sc la tragédiene font point épuisées. On examine quelle est la vraiedifférence entre l’homme de talent 8c Fhomme d’esprit ,entre le critique 8c le satirique , entre l’imitateur 8c leplagiaire.

Quelquefois même on laisse parler long-temps la mêmepersonne; mais ce cas arrive très-rarement; heureusementpour moi, on se rassemblait en ce moment autour de lafameuse Ninon Lenclos.