Band 
Tome douzieme.
Seite
192
JPEG-Download
 

192 Variantes

avec Chapelain , Desmarets 8c Colletet. ( * ) Je m’aperçusmême que ce grand ministre était moins gracieusementaccueilli par le Dieu du Goût qu’un certain duc sonneveu, qui vient très-souvent dans leTemple. Les connais-seurs en belles-lettres disent pour raison :

Que dans ce charmant sanctuaire,

L’honneur de protéger les beaux-arts qu'on chérit,

Mais auxquels on ne s entend guère,

L autorité du ministère ,

L éclat, I intrigue 8c le créditNe sauraient égaler les charmes de f esprit ,

Et le don fortuné de plaire.

Les connaisseurs en galanterie ajoutent que son émi-nence (**) fit jadis l'amour en vrai pédant, 8c que sonneveu s’y prend d’une manière assurément toute opposée.

(*) Non-seulement le cardinal de Richelieu fit quelquefois travaillerChapelain à des ouvrages de théâtre, mais il s’appropria un mauvaisprologue de ce Chapelain; c’était le prologue d’un très-ridicule poëmedramatique, intitule les Tuileries. Ce cardinal fit bâtir la salle du palaisroyal pour représenter la tragédie de Miramc, dont il avait donnéle sujet, 8: dans laquelle il avait fait plus de cinq cents vers. II se servaitde Desmarets , de Colletet , de Far et , pour composer des tragédies, dontil leur donnait le plan. II admit quelque temps le grand Corneille danscette troupe ; mais le mérite de Corneille se trouva incompatible avec cespoètes, 8c il fut aussitôt exclus. Ce cardinal avait si peu de goût qu’ilrécompensa ces vers impertinens de Colletet;

La canne s’humeâer de la bourbe de l’eau,

D’une voix enrouee 8c d’un battement d’aileAnimer le canard qui languit auprès d’elle.

II voulait seulement , pour rendre ces vers parfaits, qu'on mît larloterau lieu à'kumeSer.

(**) Le cardinal de Richelieu, fit soutenir des thèses fur l 'amour chezfa nièce la duchesse d ’Aiguillon .- il y avait un président, un répondant8c des argumentans. II y a à Paris une copie de ces thèses chez un curieux relles font divisées en plusieurs positions , comme les thèses de collège ;la première position est qu’ií ne saut point parler d'un véritable amouraprès fa fin , parce qu'un véritable amour ejl Jans fin.

II