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Tome douzieme.
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PRÉLIMINAIRE.

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l’état douloureux où il était réduit, 8c le fit triompherde la faiblesse de son corps ainsi que des ennemisdu roi.

Voilà tout ce que la bienséance en général permetqu’on réponde à ceux qui en ont manqué.

L’auteur n’a eu d’autre vue que de rendre fidel-lement ce qui était venu à sa connaissance ; 8c sonseul regret est de n’avoir pu, dans un si court espacede temps , 8c dans une joie de si peu d étendue ,célébrer toutes les belles actions dont il a depuisentendu parler ; il ne pouvait dire tout ; mais dumoins ce qu’il a dit est vrai : la moindre flatterie eûtdéshonoré un ouvrage fondé fur la gloire du roi 8cfur celle de la nation. Le plaisir de dire la véritél’occupait si entièrement que ce ne fut qu après sixéditions qu’il envoya son ouvrage à la plupart deceux qui y sont célébrés.

Tous ceux qui font nommés n'ont pas eu lesoccasions de se signaler également : celui qui , à latête de son régiment, attendait l’ordre de marchern’a pu rendre le même service qu’un lieu tenant-généralqui était à portée de conseiller de fondre sur la colonneanglaise, 8c qui partit pour la charger avec la maisondu roi. Mais si la grande action de l’un mérite d’êtrerapportée , le courage impatient de l’autre ne doitpas être oublié : tel est loué en général fur fa valeur,tel autre fur un service rendu ; on a parlé des blessuresdes uns, on a déploré la mort des autres.

Ce fut une justice que rendit le célébré M. Dejpréauxà ceux qui avaient été de l’expédition du passage duRhin : il cite près de vingt noms ; il y en a ici plus