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Tome douzieme.
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DE FONTENOI.

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L’Hanovrien constant, qui, formé pour servir,

Sait souffrir Sc combattre, Sc surtout obéir;L’Autrichien rempli de sa gloire passée ,

De ses derniers Césars occupant fa pensée;

Surtout, ce peuple altier , qui voit sur tant de mersSon commerce Sc fa gloire embrasser l’univers :

Mais qui, jaloux en vain des grandeurs de la France,Croit porter dans ses mains la foudre Sc la balance.Tous marchent contre nous ; la valeur les conduit,

La haine les anime, Sc l’espoir les séduit.

De l’empire français f indomptable génieBrave, auprès de son roi, leur foule réunie.

Des montagnes, des bois, des fleuves d’alentour,Tous les dieux alarmés sortent de leur séjour;Incertains pour quel maître en ces plaines fécondesVont croître leurs moissons, Sc vont couler leurs ondes.La Fortune auprès d’eux d’un vol prompt Sc léger,Les lauriers dans les mains, fend les plaines de Pair ;Elle observe Louis, 8c voit avec colèreOue fans elle aujourd’hui la Valeur va tout faire.

Le brave Cumberland, fier d’attaquer Louis,

A déjà disposé ses bataillons hardis :

Tels ne parurent point aux rives du Scamandre,

Sous ces murs si vantés que Pyrrhus mit en cendre,Ces antiques héros, qui, montés fur un char,Combattaient en désordre, Sc marchaient au hasard:Mais tel fut Scipion fous les murs de Carthage;

Tels son rival Sc lui prudens avec courage,

Déployant de leur art les terribles secrets,

L’un vers P autre avancés s’admiraient de plus près,

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