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POEME
Ce brillant escadron, (&&) fameux par cent batailles,Lui, par qui Catinat fut vainqueur à Marsailles,Arrive, voit, combat, & soutient son grand nom.
Tu suis du Chastelet, jeune Castelmoron, (cc)
Toi, qui touches encore à l'âge de l’enfance,
Toi, qui d’un faible bras, qu’affermit ta vaillance,Reprends ces étendards déchirés 8c sanglans,
Que l’orgueilleux Anglais emportait dans ses rangs.C’est dans c’es rangs affreux que Chevrier expire.Monaco perd son sang, 8c l’amour en soupire.Anglais, fur du Guesclin deux fois tombent vos coups ;Frémissez à ce nom si funeste pour vous.
Mais quel brillant héros , au milieu du carnage,Renversé, relevé, s'est ouvert un passage ?
Biron, (dd) tels on voyait dans les plaines d’Yvri,
Tes immortels aïeux suivre le grand Henri.
Tel était ce Grillon, (5) chargé d'honneurs suprêmes,Nommé brave autrefois par les braves eux-mêmes.Tels étaient ces d’Aumonts, ces grands Montmorencis,Ces Créquis si vantés renaissans dans leurs sils ; (e<)Tel fe forma Turenne au grand art de la guerre,
Près d’un autre (ff) saxon la terreur de la terre,Quand la Justice 8c Mars, fous un autre Louis,Frappaient l’aigle d’Autriche , 8c relevaient les lis.
Comment ces courtisans, doux, enjoués, aimables,Sont-ils dans les combats des lions indomptables ?Quel assemblage heureux de grâces, de valeur !Boufflers, Meuze, d’Ay en, Duras bouillans d’ardeur,A la voix de Louis, courez, troupe intrépide.
Oue les Français font grands quand leur maître les guide !