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Tome douzieme.
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DU TRADUCTEUR DU CANTIQUE. 2 7 Z

simple , de plus vrai que le Cantique des Cantiques ;donc il n’est pas fait pour notre langue , disent ceshypocrites qui lisent YAloiJìa , 8c qui prennent des airsgraves en sortant des lieux que fréquentait Oliba.

La traduction que j’ai faite de cette ancienneéglogue hébraïque n’est point indécente ; elle esttendre , elle est noble , elle n’est point recherchéecomme celle de Théodore de Bue :

Ecce tu bellijfimaHis columbis prœditaPœtulis ocellulis ,

Hinc <b inde pendidisCrifpullis cincinnulis.

J’ai eu surtout l’attention de ne point traduire lesendroits dont l’esprit licencieux de quelques jeunesgens abuse quelquefois. Plusieurs interprètes n’ontfait aucune difficulté de traduire littéralement cepassage : Mifit manum ad foramen , <b intremuit ventermeus : 8c cet autre ; abfque eo quod intrinjecùs latet.

Calmet même , en adoptant le sens dans lequelS 1 Jérôme entend ces paroles , ne craint point de lesexpliquer par ce demi-vers d 'Ovide :

. Si qua latent meliora putat.

Calmet était comptable aux savans des diversestraductions de ses passages. II devait rappeler lesusages anciens de l’Orient. II n’écrivait ni pour lesmauvais plaisans, ni pour les insolens pédans de nosj ours ; mais le devoir d’un commentateur 8c celui d’unpoète ne font pas les mêmes. J’imite, je rédige 8c jene commente pas. J’ai dû retrancher ces images qui

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