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Tome douzieme.
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278
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Précis

De tes deux globes naissansSont à mon ame enflamméeComme les vins bienfelansDe la fertile ldumée,

Et comme le pur encensDont Tadmor est parfumée :

Sous les murs des Pharaons,

A travers les beaux vallons,

Les cavales bondissantesOnt moins de légèreté ;

Les colombes caressantes ,

Dans leurs ardeurs innocentes,

Ont moins de fidélité.

"la Sulamite.

J’ai peu d’éclat, peu de beauté, mais j’aime ;

Mais je fuis belle aux yeux de mon amant :

Lui seul il fait ma joie 8c mon tourment.

Mon tendre cœur n’aime en lui quo lui-même.

TEXTE.

Mon amie , je te compare aux chevaux attelés au char dePharaon. Ah que vous êtes belle ! vos yeux font comme desyeux de colombe.

Je fuis noire , mais je fuis belle comme les tabernacles de Cèdar,8c comme les pelisses de Salomon. ... Ne considérez pas que je fuistrop brune , car c est le soleil qui m a hâlée. Mes parens m ontfait garder les vignes ; hélas ! je n'ai pu garder ma propre vigne.

REMARQUE.

Ces paroles semblent prouver que la Sulamite est une bergére , unevillageoise qui dit naïvement qu’elle se crois belle comme les tapisseriesdu roi , 8c que par conséquent ce cantique n’est pas l'épithalame deSalomon 8c d’une fille du roi d’Egypte , comme d’illustres commentateursl’ont dit. Les princesses égyptiennes n’étaient pas noires , 8c ne gar-daient pas les vignes.

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