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Précis
De tes deux globes naissansSont à mon ame enflamméeComme les vins bienfelansDe la fertile ldumée,
Et comme le pur encensDont Tadmor est parfumée :
Sous les murs des Pharaons,
A travers les beaux vallons,
Les cavales bondissantesOnt moins de légèreté ;
Les colombes caressantes ,
Dans leurs ardeurs innocentes,
Ont moins de fidélité.
"la Sulamite.
J’ai peu d’éclat, peu de beauté, mais j’aime ;
Mais je fuis belle aux yeux de mon amant :
Lui seul il fait ma joie 8c mon tourment.
Mon tendre cœur n’aime en lui quo lui-même.
TEXTE.
Mon amie , je te compare aux chevaux attelés au char dePharaon. Ah que vous êtes belle ! vos yeux font comme desyeux de colombe.
Je fuis noire , mais je fuis belle comme les tabernacles de Cèdar,8c comme les pelisses de Salomon. ... Ne considérez pas que je fuistrop brune , car c est le soleil qui m a hâlée. Mes parens m ontfait garder les vignes ; hélas ! je n'ai pu garder ma propre vigne.
REMARQUE.
Ces paroles semblent prouver que la Sulamite est une bergére , unevillageoise qui dit naïvement qu’elle se crois belle comme les tapisseriesdu roi , 8c que par conséquent ce cantique n’est pas l'épithalame deSalomon 8c d’une fille du roi d’Egypte , comme d’illustres commentateursl’ont dit. Les princesses égyptiennes n’étaient pas noires , 8c ne gar-daient pas les vignes.
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