sur Oedipe.
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doit point du tout l’empêcher de s’informer descirconstances de la mort de son prédécesseur. C’estavoir trop de discrétion 8c trop peu de curiosité- IIne lui est pas permis non plus de ne point savoirl’histoire de Phorbas. Un ministre d’Etat ne sauraitjamais être un homme assez obscur pour être enprison plusieurs années , fans qu’on en sache rien,
JocaJle a beau dire :
Dans un château voisin , conduit secrètement,
Je dérobai sa tête à leur emportement.
on volt bien que ces deux vers ne font mis que pourprévenir la critique ; c’est une faute qu’on tâche dedéguiser, mais qui n’est pas moins une faute.
Voici un défaut plus considérable , qui n’est pasdu sujet 8c dont je suis seul responsable. C’est lepersonnage de PhiloBete. II semble qu’il ne soit venuà Thèbes que pour y être accusé; encore est-ilsoupçonné peut - être un peu légèrement. 11 arriveau premier acte, 8c s’en retourne au troisième : onne parle de lui que dans les trois premiers actes , 8cl’on n’en dit pas un seul mot dans les derniers. IIcontribue un peu au nœud de la pièce , 8c ledénouement se fait absolument sans lui. Ainsi ilparaît que ce font deux tragédies , dont l’une roulefur PhiloBete , 8c l’autre fur Oedipe.
J’ai voulu donner à PhiloBete le caractère d’unhéros : mais j’ai bien peur d’avoir poussé la grandeurd’ame jusqu’à la fanfaronade. Heureusement j’ai ludans Madame Dacier , qu’un homme peut parleravantageusement de soi lorsqu’il est calomnié ; voilà