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Tome premier.
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Lettres

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le cas où se trouve PhiloSlete. II est réduit par lacalomnie à la nécessité de dire du bien de lui-même.Dans une autre occasion, j'aurais tâché de lui donnerplus de politesse que de fierté ; 8c s’il s’était trouvédans les mêmes circonstances que Sertorius 8c Pompée ,j’aurais pris la conversation héroïque de ces deuxgrands hommes pour modèle , quoique je n’eusse pasespéré de l’atteindre. Mais comme il est dans la situationde Nicomède , j’ai donc cru devoir le faire parler à-peu-près comme ce jeune prince, 8c qu’il lui était permisde dire , Un homme tel que moi , lorsqu’on l’outrage.Quelques personnes s’imaginent que PhiloSlete étaitun pauvre écuyer à'Hercule , qui n avait d’autremérite que d’avoir porté ses flèches , 8c qui veuts’égaler à son maître dont il parle toujours. Cepen-dant il est certain que PhiloSlete était un prince dela Grèce , fameux par ses exploits , compagnonà!Hercule , 8c de qui même les dieux avaient faitdépendre le destin de Troye. Je ne fais si je n'en aipoint fait, en quelques endroits, un fanfaron ; maisil est certain que c’était un héros.

Pour l’ignorance où il est, en arrivant, des affairesde Thèbes , je ne la trouve pas moins condamnableque celle d'Oedipe. Le mont Oeta où il avait vumourir Hercule , n’était pas si éloigné de Thèbesqu’il ne pût savoir aisément ce qui se passait danscette ville. Heureusement cette ignorance vicieuse dePhiloSlete m’a fourni une exposition du sujet qui m’aparu assez bien reçue ; c’est ce qui me persuadeque les beautés d’un ouvrage naissent quelquefoisd’un défaut.

Dans toutes les tragédies, on tombe dans un

écueil