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Tome premier.
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Acte premier.

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Je rapporte en ces lieux ses flèches invincibles,

Du fils de Jupiter présens chers Sc terribles ;

Je rapporte fa cendre, Sc viens à ce héros,

Attendant des autels, élever des tombeaux.

Crois-moi, s 1 il eût vécu, fl d’un présent si rareLe ciel pour les humains eût été moins avare,J’aurais loin de Jocafìe achevé mon destin :

Et dût ma pafíìon renaître dans mon sein,

Tu ne me verrais point, suivant l’Amour pour guide,Pour servir une femme abandonner Alcide.

D I M A s.

J ai plaint long-temps ce feu si puissant Sc si doux;

II naquit dans l'enfance, il croissait avec vous.Jocaste, par un père à son hymen forcée,

Au trône de Laïus à regret fut placée.

Hélas! par cet hymen, qui coûta tant de pleurs,

Les destins en secret préparaient nos malheurs.

Que j’admirais en vous cette vertu suprême,

Ce cœur digne du trône 8c vainqueur de soi-même !En vain l'Amour parlait à ce cœur agité ,

C’est le premier tyran que vous avez dompté.

Philoctete.

II fallut fuir pour vaincre; oui, je te le confesse,

Je luttai quelque temps, je sentis ma faiblesse :

II fallut m’arracher de ce funeste lieu,

Et je dis à Jocaste un éternel adieu.

Cependant l'univers, tremblant au nom d’Alcide,Attendait son destin de sa valeur rapide ;

A ses divins travaux j’ofai m’associer ;

Je marchai près de lui ceint du même laurier.

C’est alors, en effet, que mon ame éclairéeContre les passions se sentit assurée.