Acte second.
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SCENE III.
JOCASTE, PHILOCTETE.
Philoctete.
e fuyez point, Madame , 8c cessez de trembler;
Osez me voir, osez m’entendre 8c me parler.
Ne craignez point ici que mes jalouses larmes
De votre hymen heureux troublent les nouveaux charmes:
N’attendez point de moi des reproches honteux,
Ni de lâches soupirs indignes de tous deux.
Je ne vous tiendrai point de ces discours vulgaires,
Oue dicte la mollesse aux amans ordinaires.
Un cœur qui vous chérit, 8c, s’il faut dire plus ,
S’il vous souvient des nœuds que vous avez rompus ,
Un cœur pour qui le vôtre avait quelque tendresse,
N’a point appris de vous à montrer de faiblesse.
JOCASTE.
De pareils sentimens n’appartenaient qu'à nous ;
J’en dois donner l’exemple, ou le prendre de vous.
Si Jocaste avec vous n’a pu se voir unie,
II est juste avant tout qu'elle s’en justifie.
Je vous aimais, Seigneur: une suprême loiToujours malgré moi-même a disposé de moi.
Et du Sphinx 8c des dieux la fureur trop connueSans doute à votre oreille est déjà parvenue ;
Vous savez quels fléaux ont éclaté fur nous,
Et qu’Oedipe. . . .
Philoctete.
Je fais qu’Oedipe est votre époux ;
».