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Acte second.
De l’équité des lois n’a rien à redouter ;
Avec plus de splendeurílle en doit éclater.
Demeurez parmi nous. . . .
Philoctete.
J’y resterai fans doute :
II y va de ma gloire , 8c le ciel qui m’écouteNe me verra partir que vengé de I’assrontDont vos soupçons honteux ont fait rougir mon front.
SCENE V.
OEDIPE, ARASPE.
O £ D I E E.
J e l'avouera!, j’ai peine à le croire coupable.
D’un cœur tel que le sien l’audace inébranlableNe fait point s 1 abaisser à des déguifemens :
Le mensonge n’a point de si hauts sentiment.
Je ne puis voir en lui cette bassesse infâme.
Je te dirai bien plus ; je rougissais dans l’ameDe me voir obligé d’accuser ce grand cœur :
Je me plaignais à moi de mon trop de rigueur.Nécessité cruelle attachée à l’empire !
Dans le cœur des humains les rois ne peuvent lire tSouvent fur l’innocence ils font tomber leurs coups ,Et nous sommes , Araspe, injustes malgré nous.
Mais que Phorbas est lent pour mon impatience !
C’est fur lui seul enfin que j’ai quelque espérance ;Car les dieux irrités ne nous répondent plus;
Ils ont par leur silence expliqué leurs refus.