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I P E.
O E D
A R A S P E.
Tandis que par vos foins vous pouvez tout apprendre ,Quel besoin que le ciel ici se fasse entendre ?
Ces dieux dont le pontife a promis le secours ,
Dans leurs temples, Seigneur, n’habitent pas toujours :On ne volt point leur bras si prodigue en miracles :
Ces antres, ces trépieds qui rendent leurs oracles ,
Ces organes d’airain que nos mains ont formés,Toujours d’un souffle pur ne sont pas animés.
Ne nous endormons point fur la foi de leurs prêtres ;Au pied du sanctuaire il est souvent des traîtres,
Oui, nous asservissant fous un pouvoir sacré,
Font parler les destins, les font taire à leur gré.
Voyez, examinez avec un foin extrêmePhiloctete, Phorbas, 8cJocaste elle-même.
Ne nous fions qu’à nous, voyons tout par nos yeux ,Ce font - là nos trépieds, nos oracles, nos dieux.
O E d i p E.
Serait-il dans le temple un cœur assez perfide ?....Non, si le ciel enfin de nos destins décide,
On ne le verra point mettre en d’indignes mainsLe dépôt précieux du salut des Thébains.
Je vais, je vais moi-même, accusant leur silence ,
Par mes vœux redoublés fléchir leur inclémence.
Toi, si pour me servir tu montres quelque ardeur,
De Phorbas que j’attends cours hâter la lenteur :
Dans l’état déplorable où tu vois que nous sommes,
Je veux interroger 8c les dieux 8c les hommes.
Fin du fécond acle.
ACTE