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Tome premier.
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128
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1528 Oedipe.

Avait - il près de lui des gardes, des soldats ?

J O C A S T E.

Je vous l’ai déjà dit, un seul suivait ses pas.

Oedipe.

Un seul homme ?

J O C A S T E.

Ce roi, plus grand que fa fortune , (q\Dédaignait comme vous une pompe importune tOn ne voyait jamais marcher devant son charD’un bataillon nombreux le fastueux rempart :

Au milieu des sujets soumis à fa puissance , '

Comme il était fans crainte , il marchait fans défense ;Par l'amour de son peuple il se croyait gardé.

Oedipe.

O Héros, par le ciel aux mortels accordé ,

Des véritables rois exemple auguste 8c rare !

Oedipe a-t-il fur toi porté fa main barbare ?

Dépeignez - moi du moins ce prince malheureux.

J o c A s T E.

Puisque vous rappelez un souvenir fâcheux ;

Malgré le froid des ans, dans fa mâle vieillesse.

Ses yeux brillaient encor du feu de fa jeunesse;

Son front, cicatrisé fous ses cheveux blanchis,Imprimait le respect aux mortels interdits ;

Et si j’ofe, Seigneur, dire ce que j’en pense ,

Laïus eut avec vous assez de ressemblance;

Et je m’applaudissais de retrouver en vous ,

Ainsi que les vertus , les traits de mon époux.

Seigneur, qu’a ce discours qui doive vous surprendre ?Oedipe.

J’entrevois des malheurs que je ne puis comprendra :