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Tome premier.
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129
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Acte quatrième, 129

Je crains que par les dieux le pontife inspiréSur mes destins áffreux ne soit trop éclairé.

Moi, j’aurais massacré !... Dieux ! serait-il possible 3

J o c A s t E.

Cet organe des dieux est-il donc infaillible ?

Un ministère saint les attache aux autels :

Ils approchent des dieux ; mais ils font des mortels.Pensez-vous qu'en effet, au gré .de leur demande , (r)Du vol de leurs oiseaux la vérité dépende ?

Oue sous un fer sacré des taureaux gémissansDévoilent l'avenir à leurs regards perçans ,

Et que de leurs festons ces victimes ornées

Des humains dans leurs flancs portent les destinées ?

Non , non : chercher ainsi l’obscure vérité ,

C’est usurper les droits de la Divinité.

Nos prêtres ne font point ce qu’un vain peuple pense ;Notre crédulité fait toute leur science.

O E D I P E.

Ah Dieux ! s’il était vrai, quel serait mon bonheur !

J o c A s T E.

Seigneur, il est trop vrai, croyez-en ma douleur.Comme vous autrefois pour eux préoccupée ,

Hélas ! pour mon malheur je fuis bien détrompée ,

Et le ciel me punit d’avoir trop écoutéD un oracle imposteur la fausse obscurité.

II m’en coûta mon fils. Oracles que j’abhorre ,

Sans vos ordres , fans vous , mon fils vivrait encore.

O E d I p E.

Votre fils ! par quels coups l’avez-vous donc perdu ?Ouel oracle fur vous les dieux ont-ils rendu ?

Théât}-£. Tom. I. I