O E D I P E.
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Du temple tout-à-coup les combles s’entr’ouvrirent ;De traits affreux de sang les marbres se couvrirent ;
De l'autel ébranlé par de longs tremblemens,
Une invisible main repoussait mes présens;
Et les vents , au milieu de la foudre éclatante ,Portèrent jusqu’à moi cette voix effrayante :i(Ne viens plus des lieux saints souiller la pureté;
,, Du nombre des vivans les dieux t’ont rejeté ;
,, Us ne reçoivent point tes offrandes impies ;
,, Va porter tes présens aux autels des Furies ;
,, Conjure leurs serpens prêts à te déchirer ;
,, Va, ce font là les dieux que tu dois implorer. ,>Tandis qu’à la frayeur j’abandonnais morí ame ,
Celte voix m’annonça, le croirez-vous , Madame ?
Tout l’assemblage affreux des forfaits inouis,
Dont le ciel autrefois menaça votre fils ;
Me dit que je serais l'assassin de mon père.
J O C A S T E.
Ali Dieux !
O e d 1 P E.
Oue je serais le mari de ma mère.
J o c A s T E.
Où suis-je?Ouel démon en unissant nos cœurs,
Cher Prince , a pu dans nous rassembler tant d horreurs ?O E D 1 P E.
11 n'est pas encor temps de répandre des larmes,Vous apprendrez bientôt d’autres sujets d’alarmes.Ecoutez-moi, Madame , Sc vous allez trembler.
Du sein de ma patrie il fallut m’exiler.
Je craignis que ma main , malgré moi criminelle,Aux destins ennemis ne fût un jour sidelle ;