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Tome premier.
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FRAGMENT.

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les peintres habiles qui embellissent en conservantla ressemblance.

Pour qu Hérode ressemblât, il était nécessaire qu’ilexcitât l'indignation ; mais pour plaire il devaitémouvoir la pitié. II fallait que l’on détestât sescrimes , que l’on plaignît fa paíïìon, qu’on aimâtses remords ; 8c que ces mouvemens si violens , sisubits , si contraires , qui font le caractère d 'Hérode,passassent rapidement tour-à-tour dans lame duspectateur.

Si l’on veut suivre l’histoire , Mariamne doithaïr Hérode 8c l’accabler de reproches ; mais si I onveut que Marianne intéresse, ses reproches doiventfaire espérer une réconciliation : sa haine ne doitpas paraître toujours inflexible. Par-là le specta-teur est attendri, 8c l’histoire n’est point entièrementdémentie.

Ensin je crois que Varus ne doit point du toutvoir Hérode : 8c en voici les raisons. S’il parle à ceprince avec hauteur 8c avec colère, il l’humilie ; &il ne faut point avilir un personnage qui doit inté-resser. S’il lui parle avec politesse, ce n’est qu’unescène de complimens , qui serait d’autant plus froidequelle serait inutile. Oue si Hérode répond en justi-fiant ses cruautés , il dément la douleur Sc les remordsdont il est pénétré en arrivant ; s’il avoue à Varuscette douleur 8c ce repentir, qu’il ne peut en effetcacher à personne, alors il n’est plus permis auvertueux Varus de contribuer à la fuite de Marianne ,pour laquelle il ne doit plus craindre. De plus ,Hérode ne peut faire qu’un très - méchant personnageavec flamant de sa femme; 8c il ne faut jamais faire

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