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FRAGMENT.
rencontrer ensemble sur la scène, des acteurs prin-cipaux qui n’ont rien dintéressant à se dire.
La mort de Mariamne qui , à la première repré-sentation , était empoisonnée Sc expirait sur lethéâtre, acheva de révolter les spectateurs ; soit quele public ne pardonne rien , lorsqu’une fois il estmécontent ; soit qu’en effet il eût raison de con-damner cette invention qui était une faute contrel’histoire, faute qui, peut-être, n était rachetée paraucune beauté.
T aurai s pu ne me pas rendre fur ce dernier article,Sc j’avoue que c’est contre mon goût quej’ai mis lamort de Mariamne en récit, au lieu de la mettre enaction ; mais je n’ai voulu combattre çn rien le goûtdu public. C’est pour lui 8c non pour moi que j’écris ;ce font ses sentimens Sc non les miens que je doissuivre.
Cette docilité raisonnable, ces efforts quej’ai faitspour rendre intéressant un sujet qui avait paru siingrat, m’ont tenu lieu du mérite qui m’a manqué ;8c ont enfin trouvé grâce devant dçs juges prévenuscontre la pièce. («)
(ct) On trouvera à la fin de Mariamne les scènes que Fauteur acru devoir sacrifier. En 1762 , il substitua au rôle de Varus celui deSohtme , prince de la famille des AJmonèens ; 8c Ammon , confident de Sohcme ,remplace Albin, confident de Varia. On a conservé dans les variantes lesrôles de Varus 8c d'Albin; mais il a été impossible de retrouver le premierdénouement.
A la première représentation , dans le moment où Mariamne tenait lacoupe 8c prenait le poison, le parterre cria la reine boit . C’était juste-ment la veille de la fête des rois : la pièce fut interrompue ; Ton n’cntendstpoint une scène très-pathétique entre Hérode 8c "Mariamne mourante ; dumoins c’est le jugement que nous en avons entendu porter à ceux quiavaient entendu cette scène avant 1 e$ représentations,