Acte tremie r.
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SCENE III.
SOHEME, AMMON.
SOHEME.
O U tendait ce discours? que veut-elle? Sc pourquoiPense-t-elle en mon cœur pénétrer mieux que moi?
Oui ? moi , que je soupire ! 8c que, pour Mariamne ,Mon austère amitié ne soit qu'un feu profane!
Aux faiblesses d’amour, moi, j’irais me livrer,Lorsque de tant d’attraits je cours me séparer.Ammon.
Salomé est outragée , il faut tout craindre d’elle.
La jalousie éclaire , Sc l’amour se décèle.
SOHEME.
Non, d’un coupable amour je n’ai point les erreurs:La secte dont je fuis forme en nous d’autres mœurs.
Ces durs Esséniens, stoïques de Judée,
Ont eu de la morale une plus noble idée.
Nos maîtres, les Romains, vainqueurs des nations,Commandent à la terre , 8c nous aux passions.
Je n’ai point, grâce au ciel, à rougir de moi-mêmeLe sang unit de près Mariamne 8c Sohême ;
J e la voyais gémir fous un affreux pouvoir,
J ai voulu la servir, j’ai rempli mon devoir.
Ammon.
Je connais votre cœur 8c juste 8c magnanime ,
II fe plaît à venger la vertu qu'o n opprime;
O 2