Acte second.
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Ce n’est qu’en me perdant qu’elle pourra régner ;
Et son juste courroux ne doit point m’épargner.Cependant, ô contrainte! ô comble d’infamie !
II faut donc qu'à ses yeux ma fierté s’humilie !
Je viens avec respect essuyer ses hauteurs ,
Et la féliciter fur mes propres malheurs.
M A Z A E L.
Elle vient en ces lieux.
Salomé.
Faut-il que je la voie?
SCENE II.
MARIAMNE, ELISE, SALOME, MAZAEL,NARBAS.
Salomé.
J £ viens auprès de vous partager votre joie :
Rome me rend un frère 8c vous rend un épouxCouronné , tout - puissant , 8c digne enfin de vous.
Ses triomphes passés , ceux qu’il prépare encore ,
Ce titre heureux de Grand , dont l’univers l’honore ,
Les droits du sénat même à ses foins confiés ,
Sont autant de préfens qu’il va mettre à vos pieds.Possédez déformais son ame 8c son Empire ,
C’est ce qu’à vos vertus mon amitié désiré ;
Et je vais par mes foins serrer l’heureux lienOui doit joindre à jamais votre cœur 8c le sien.Mariamne.
Je ne prétends de vous , ni n’attends ce service :
Je vous connais, Madame , 8c je vous rends justice.