Band 
Tome premier.
Seite
217
JPEG-Download
 

Acte second.

217

Ce n’est qu’en me perdant qu’elle pourra régner ;

Et son juste courroux ne doit point m’épargner.Cependant, ô contrainte! ô comble d’infamie !

II faut donc qu'à ses yeux ma fierté s’humilie !

Je viens avec respect essuyer ses hauteurs ,

Et la féliciter fur mes propres malheurs.

M A Z A E L.

Elle vient en ces lieux.

Salomé.

Faut-il que je la voie?

SCENE II.

MARIAMNE, ELISE, SALOME, MAZAEL,NARBAS.

Salomé.

J £ viens auprès de vous partager votre joie :

Rome me rend un frère 8c vous rend un épouxCouronné , tout - puissant , 8c digne enfin de vous.

Ses triomphes passés , ceux qu’il prépare encore ,

Ce titre heureux de Grand , dont l’univers l’honore ,

Les droits du sénat même à ses foins confiés ,

Sont autant de préfens qu’il va mettre à vos pieds.Possédez déformais son ame 8c son Empire ,

C’est ce qu’à vos vertus mon amitié désiré ;

Et je vais par mes foins serrer l’heureux lienOui doit joindre à jamais votre cœur 8c le sien.Mariamne.

Je ne prétends de vous , ni n’attends ce service :

Je vous connais, Madame , 8c je vous rends justice.