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Acte second.
M A R X A M N E.
Jc vois qu’il n’est plus temps que mon cœur délibère ;
Je cède à vos conseils , aux larmes de ma mère ,
Au danger de mes fils, au fort dont les rigueursVont m’entraîner, peut-être, en de plus grands malheurs.Retournez chez ma mère , allez: quand la nuit sombreDans ces lieux criminels aura porté son ombre ,
Qu’au fond de ce palais on me vienne avertir :
On le veut, il le faut, je fuis prête à partir.
SCENE V.
MARIAMNE, SOHEME, ELISE.
S O H E M E.
J e viens m’offrir, Madame , à votre ordre suprême.
Vos volontés pour moi font les lois du ciel même.
Faut-il armer mon bras contre vos ennemis ?Commandez, j’entreprends ; parlez , 8c j’obéis.Mariamne.
Je vous dois tout, Seigneur, 8c dans mon infortuneMa douleur ne craint point de vous être importune ,
Ni de solliciter par d’inutiles vœux
Les secours d’un héros, l'appui des malheureux.
Lorsqu’Hérode attendait le trône ou l'esclavage,Moi-même des Romains j’ai brigué le suffrage ;
Malgré ses cruautés, malgré mon désespoir ,
Malgré mes intérêts , j’ai suivi mon devoir.
J’ai servi mon époux ; je le ferais encore.
II faut que pour moi-même enfin je vous implore ;