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Tome premier.
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82 Variantes

J'arrivai dans ces lieux , quand le droit de la guerreEut au pouvoir d Auguste abandonné la terre ;

Et qu Hérode à lés pieds , au milieu de cent rois ,

De son sort incertain vint attendre des lois.

Lieu funeste à mon cœur ! malheureuse contrée !

L est là que Mariamne à mes yeux s est montrée.L’univers était plein du bruit de ses malheurs ;

Son parricide époux fêlait couler ses pleurs.

Ce roi fi redoutable au reste de l’Alìe ,

Fameux par ses exploits Sc par fa jalousie ,

Prudent , mais soupçonneux ; vaillant , mais inhumain ;Au sang de son beau-père avait trempé sa main.

Sur ce trône sanglant , il laissait en partageA la fille des rois la honte Sc 1 esclavage.

Du fort qui la poursuit tu connais la rigueur ;

Sa vertu , cher Albin , surpasse son malheur.

Loin de la cour des rois, la vérité proscrite ,

L aimable vérité sur ses lèvres habite ;

Son unique artifice est le foin généreuxD assurer des secours aux jours des malheureuxSon devoir est fa loi , fa tranquille innocencePardonne à son tyran , méprise sa vengeance ;

Et près d"Auguste encore implore mon appuiPour ce barbare époux qui f immole aujourd’hui.

Tant de vertus enfin , de malheurs Sc de charmes ,Contre ma liberté font de trop fortes armes.

Je 1 aime, cher Albin, mais non d un fol amourQue le caprice enfante Sc détruise en un jour ;

Non dune passion que mon ame troubléeReçoive avidement, par les sens aveuglée.

Ce cœur qu elle a vaincu, fans l’avoir amolli,

Par un amour honteux ne s’est point avili -,

Et plein du noble feu que fa vertu m’inspire ,

Je prétends la venger, Sc non pas la séduire.

Albin.

Mais si le roi, Seigneur, a fléchi les Romains,

S il rentre en ses Etats ?...

V A r tr s.

Et c’est ce que je crains.