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Tome premier.
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Discours

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dans les fêtes, à des danses 8c à des chants ; serait-ce assez de marcher 8c de parler, sous prétexte qu’onmarcherait 8c qu’on parlerait bien, 8c que cela seraitplus aisé 8c plus naturel ?

II y a grande apparence qu’il faudra toujours desvers fur tous les théâtres tragiques , 8c de plus,toujours des rimes fur le nôtre. C’est même à cettecontrainte de la rime . 8c à cette sévérité extrême denotre versification , que nous devons ces excellensouvrages que nous avons dans notre langue. Nousvoulons que la rime ne coûte jamais rien aux pensées ,qu’elle ne soit ni triviale ni trop recherchée ; nousexigeons rigoureusement dans un vers la même pureté,la même exactitude que dans la proie. Nous nepermettons pas la moindre licence ; nous demandonsqu’un auteur porte fans discontinuer toutes ceschaînes , 8c cependant qu il paraisse toujours libre :8c nous ne reconnaissons pour poètes que ceux quiont rempli toutes ces conditions.

Exemples de Voilà pourquoi il est plus aisé de faire cent versdes versfram en toute autre langue , que quatre vers en français,çaís. L’exemple de notre Abbé Régnier - Désunirais , del’académie française 8c de celle de la Crujca , enest une preuve bien évidente. II traduisit Anacréonen italien avec succès ; 8c ses vers français font, àl’exception de deux ou trois quatrains , au rang desplus médiocres. Notre Ménage était dans le mêmecas. Combien de nos beaux esprits ont fait de très-beaux vers latins, 8c n’ont pu être supportables enleur langue !

Je fais combien de disputes j ai essuyées fur notre