364
B R u T U s.
SCENE III.
TITUS, MESSALA, TULLIE, ALGINE.
A L G I N E.
On vous attend, Madame.
Tullie.
Ah ! sentence cruelle !
L’ingrat me touche encore , 8c Brutus à mes yeuxParaît un Dieu terrible armé contre nous deux.J’airne , je crains , je pleure , 8c tout mon cœur s’égareAllons.
Titus.
Non , demeurez.
Tullie.
Oue me veux-tu, barbare ?Me tromper , me braver ?
Titus.
Ah dans ce jour affreux,
Je fais ce que je dois, Sc non ce que je veux ;
Je n’ai plus de raison, vous me l’avez ravie.
Hé bien, guidez mes pas , gouvernez ma furie ;Régnez donc en tyran fur mes sens éperdus ;
Dictez, b vous Posez, les crimes de Titus.
Non, plutôt que je livre aux flammes, au carnage,Ces murs, ces citoyens qu'a sauvés mon courage ;Qu’un père abandonné par un fils furieux,
Sous le fer de Tarquin. . .
Tullie.
M’en préservent les Dieux