Eryphile.
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* Ecoutant de mes sens le charme empoisonneur ,
* Je donne à la beauté le prix de la valeur.
Je chéris fa vertu , J aime ce que j’admire.
Z e l o N 1 n E.
Ah , Dieux ! oseriez-vous le nommer à T Empire ? [h)Eryphile.
En de si pures mains ce sceptre enfin remisDeviendrait respectable à nos dieux ennemis.
Mais une loi plus sainte , 8c m’éclaire 8c me guide ;
Je chéris Alcméon, je déteste Hermogide.
Et je vais rejeter en ce funeste jour,
Les conseils de la haine 8c la voix de l’amour.
Nature , dans mon cœur si long-temps combattue ,Sentimens partagés d’une mère éperdue ,
Tendre ressouvenir , amour de mon devoir ,
Reprenez sur mon ame un absolu pouvoir.
Moi, régner ! moi, bannir l’héritier véritable !
Ce sceptre ensanglanté pèse à ma main coupable.Réparons tout : allons ; 8c vous, Dieux dont je fors,Pardonnez des forfaits moindres que mes remords.
Ou’on cherche Polémon. Ciel ! que vois-je ? Hermogide!
SCENE V.
ERYPHILE, HERMOGIDE, ZELONIDE,EUPHORBE. •
Hermogide.
M a d a m e , je vois trop le transport qui vous guide ;Je vois que votre cœur fait peu dissimuler ;
Mais les momens font chers , 8c je dois vous parler.
Souffrez