Acte quatrième. 439
A L C M E O N.
Oui, Madame, 8c dans un rang si bas,' Souvenez-vous qu’enfin je ne m’en cachai pas ;
Que j’eus l’ame assez forte, assez inébranlable ,
Pour faire devant vous l’aveu qui vous accable ;
Que ce sang, dont les dieux ont voulu me former,Me fit un cœur trop haut pour ne vous point aimer.Eryphile.
Un esclave !
A l c M E o N.
Une loi fatale à ma naissanceDes plus vils citoyens m’interdit l’alliance.
J’afpirais jufqu’à vous dans mon indigne fort.
J’ai trompé vos bontés, j’ai mérité la mort. (r)Madame, à mon aveu vous tremblez de répondre?Eryphile.
Ouels soupçons ! quelle horreur vient ici me.confondre ! (s)Dans les mains d’un esclave autrefois j’ai remis...M’avez-vous pardonné , Destins trop ennemis !Voulez-vous, ou finir, ou combler ma misère !Alcméon , dans quel temps a péri votre père ?
Quel fut son nom ? Parlez.
A L C M E O N.
J’ignore encor ce nom ,Oui ferait votre honte 8c ma confusion.
Eryphile.
Mais comment mourut-il ? où perdit-il la vie ?
En quel temps ?
A l c M e o N.
C’est ici qu’elle lui fut ravie,
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