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Eryphile.
Après qu’aux champs thébains le céleste courrouxEut permis le trépas du prince votre époux.
Eryphile.
O crime !
A l c m e o N.
Hélas ! ce fut dans ma plus tendre enfanceOu'on m’enleva, dit-on, Fauteur de ma naissance.
Au pied de ce palais de tant de demi-dieux,
D où jusque sur son fils vous abaissiez les yeux,
Là, près du corps sanglant de mon malheureux père,Je lus laissé mourant dans la foule vulgaireDe ces vils citoyens, triste rebut du fort,
Oubliés dans leur vie, inconnus dans leur mort.
Un prêtre de ces lieux sauva mes destinées ;
II renoua le fil de mes faibles années.
Théandre m'éleva : le reste vous est dû.
J’osai trop m’élever, 8:'je me suis perdu.
Eryphile.
M’alarmerais-je en vain? Mais cet oracle horrible...Le lieu, le temps, l’esclave. .. ô Ciel, est-il possible!Qu’on cherche le Grand-Prétre. Hélas! déjà les dieux,Soit pitié , soit courroux, f amènent à nies yeux.
SCENE IV.
ERYPHILE, ALCMEON, LE GRAND-PRETRE,une épée à la main.
le Grand-Pretre.
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JL-i heure vient, armez-vous, recevez cette epee.Jadis de votre sang un traître l'a trempée.