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Eryrhile.
A L G M E O N.
Quels noms vous prodiguez pour moi !Eryphile, se jetant entre les bras de TJlonide.
Je ne puis achever, je me meurs, Zélonide.
L E G R an d-P r et r e, à Alcméon. en lui donnant V épée.Je laisse entre "vos mains ce glaive parricide :
C’est un don dangereux ; puisse-t-il désormaisNe point servir, grands Dieux, à de nouveaux forfaits.
SCENE V.
ALCMEON, ERYPHILE.Eryphile.
* I I e bien ! ne tarde plus, remplis ta destinée :ê Porte ce fer sanglant sur cette infortunée.
* Etouffe dans mon sang cet amour malheureux
* Que dictait la nature en nous trompant tous deux ;
* Punis-moi, venge-toi, venge la mort d’un père;
* Reconnais-moi, mon fils : frappe & punis ta mère.
Alcmeon.
Moi, votre fils : grands Dieux !
Eryphile.
C’est toi dont, au berceau,Mon indigne faiblesse a creusé le tombeau ;
C’est toi qui fus frappé par les mains d’Hermogide ,C’est toi qui m’es rendu, mais pour le parricide :Toi mon sang, toi mon fils, que le ciel en courroux,Sans ce prodige horrible , aurait fait mon époux.