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le Fanatisme.
Les plus tendres appas brigueront fa faveur,
Et la beauté fera le prix de la fureur?
Ce n’est pas qu’à mon âge, aux bornes de ma vie,
Je porte à Mahomet une honteuse envie;
Ce cœur triste 8c flétri, que les ans ont glacé,
Ne peut sentir les feux d’un désir insensé.
Mais soit qu'en tous les temps un objet né pour plaireArrache de nos vœux l'hommage involontaire;
Soit que privé d’enfans je cherche à dissiperCette nuit de douleurs qui vient m’envelopper;
Je ne fais quel penchant pour cette infortunéeRemplit le vide affreux de mon ame étonnée.
Soit faiblesse ou raison, je ne puis fans horreurLa voir aux mains d’un monstre, artisan de Terreur.Je voudrais qu’à mes vœux heureusement docile,Elle-même en secret pût chérir cet asile;
Jè voudrais que son cœur, sensible à mes bienfaits,Détestât Mahomet autant que je le hais.
Elle veut me parler fous ces sacrés portiques,
Non loin de cet autel de nos dieux domestiques ;
Elle vientj, 8c son front, siège de la candeur,
Annonce en rougissant les vertus de son cœur.
SCENE II.
ZOPIRE, PAL M IRE.
Z O P I R E.
Jeune 8c charmant objet, dont le sort de la guerre,Propice à ma vieillesse. honora cette terre,
Vous n’êtes point tombée en de barbares mains;
Tout respecte avec moi vos malheureux destins,
Votre